DINOSAURES ENCORE !

 

Mon premier grand souvenir de cinéma c’est celui-ci : « le sixième continent » (1974) de Kevin Connor, j’avais 8 ans.

 

Bien sûr mes parents m’ont emmené au cinéma auparavant. J’ai vu des Disney, « les Aristochats » en version espagnole par exemple, car nous étions en vacances à Barcelone. Mais ce « sixième continent » est vraiment le film qui m’a donné envie de faire des films. J’ai été littéralement impressionné … comme l’image sur la pellicule.

 

 

 

Un certain nombre de cinéastes viennent tardivement au cinéma, cela m’a toujours étonné. C’est à dire que le déclic se fait lorsqu’ils sont étudiants : c’est un « Welles », un « Ford », un « Hitchcock », un « Godard » qui leur a donné envie de faire des films.  Moi, ce sont les dinosaures qui m’ont donné envie.

 

 

 

Voici donc cette « grande séance de cinéma » qui fut tellement déterminante pour moi. C’était au « Rexy » de Provins en Seine et Marne. Nous étions tous allés au cinéma, mes parents, moi, mon frère. Je ne savais pas ce qu’on allait voir. C’est peut être cela qui a joué : la surprise. Dans ce film on voyait des bonhommes dans un sous-marin allemand de la 1ère guerre mondiale. Le contrôle de l’engin avait été pris par des anglais et le bateau maintenant dérivait vers l’Antarctique. Où allaient-ils ? Mystère … Une sorte de d’île rempart formée de blocs de glace se dressait devant eux, un peu comme l’île de King Kong … mais bizarrement une rivière d’eau chaude charriant des plantes tropicales s’écoulait … Fort étrange. Nos marins se sont décidés à  remonter la rivière souterraine avec leur sous-marin et là … surprise, ils émergeaient dans un monde tropical préhistorique ! C’était effrayant et mystérieux à la fois ! Des grosses bêtes s’animaient, brontosaures, Tyranosaures pas tout à fait anatomiquement corrects nageaient dans la rivière … les costumiers animateurs faisaient ce qu’ils pouvaient !

 

 

 

Aujourd’hui en revoyant le film je souris devant les dinosaures piètrement animés (des grosses marionnettes). Il est vrai que l’image par image d’O’Brien (« le monde perdu » 1925 ou du « voyage dans la préhistoire » de Karel Zeman) est aujourd’hui plus convaincante. Mais l’enfant de 8 ans que j’étais n’était pas regardant … il était fasciné. Et j’ai même eu peur dans la séquence où un ptérodactyle surgit du ciel et emporte dans son bec un pauvre homme préhistorique. En fait je vois bien maintenant que le ptérodactyle est rigide, il glisse sur un câble et  son bec reste ouvert …

 

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